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 Décembre 2008:

Un mot te ferme. Tu as dit “Je” et c’est fini. Un rideau s’est tiré entre toi et la vérité éternelle. Alors, tu ne peux plus la reconnaître car tu es dans l’obscurité. Le rideau s’appelle “Je”.
Dialogue avec l’Ange.

Janvier 2009:

Comme on demandait à Niels Bohr dans quelle direction travaillait la physique, il répondit par une citation de Faust: "Quelle est la voie? Il n'y a pas de voie pour pénétrer dans l'inconnu"

février 2009

La vie des hommes est pleine d'ambivalence: je ne peux devenir moi-même qu'en appartenant à un groupe qui me propose des circuits de développement. Mais si j'appartiens à ce groupe, je ne pourrai pas devenir moi-même, je deviendrai ce que veut ce groupe.
Boris Cyrulnik

Mai 2009:

Mal nommer les choses, c'est rajouter aux malheurs du monde.
Camus

Août 2009:

Je ne cherche pas, je trouve.
Picasso

Octobre 2009:

Un texte qui reflète mon intervention à Mednat

Magie de la Vie

Qu’est-ce que la conception?
Sur le plan purement physique, l’union de l’ovule et du spermatozoïde et de cette union naît la première cellule. Sur un plan plus large, c’est la précipitation dans le Temps, l’Espace, la Matière d’une manifestation de la vie. Une manifestation précise: dans notre cas, un être humain unique.
On pourrait dire d’une façon imagée que la Vie, au-delà d’un Temps, au-delà  d’un Espace, au-delà  de la Matière, la Vie décide d’explorer la dualité sous la forme d’un être humain unique.
Cette manifestation arrive dans le ventre d’une mère précise, dans une culture, un temps historique précis. A la naissance, que se passe-t-il? Un changement de biotope dit Boris Cyrulnik.
Les sens de l’enfant et donc son cerveau sont saturés d’informations. Pour survivre dans ce chaos, il devra trier, mettre de l’ordre en sélectionnant, en structurant; il sera guidé, conduit par son entourage, qui en donnant une couleur, des priorités à certaines valeurs, va permettre l’installation d’un cadre.  Ce nouvel être va donc  créer son monde en fonction de son milieu. Une description parmi d’autres. Relative.
Avoir conscience de la relativité de notre description du monde permet la conscience de la multiplicité des manifestations de l’Etre. C’est la graine d’où émergera la qualité de non-jugement.

Ainsi notre aspect mental, reflet du cadre, va prendre forme. Parallèlement, en tant qu’individu au sein d’un groupe, un autre outil de survie se crée, l’ego.  Mental-ego, l’indispensable scaphandre.
Mais,  la texture même du scaphandre est imprégnée de l’essence de l’Etre. Nous sommes le contenu et le contenant. Et tout au long de la vie, il y aura ce jeu, cette danse entre l’appel de l’Etre qui cherche à s’exprimer, qui cherche l’espace à travers le cadre et le mental-ego imprégné de son rôle premier: garantir la survie.
Notre essence  va  faire entendre son appel patiemment, inexorablement comme un pédagogue intérieur qui ne lâche pas prise et qui, avec amour va nous pousser à aller voir ce que nous sommes vraiment, cet être complet qui est déjà là, inscrit au sein de nos cellules.
L’appel de notre Etre nous conduit à explorer nos zones-frontières. Nous sommes des explorateurs. Nous allons à la découverte de notre essence, de qui nous sommes au-delà du cadre.

La TM  est un outil merveilleux pour cette aventure, elle nous permet d’être des explorateurs “de pointe”.
Outil précieux pour la personne qui reçoit la séance comme pour le praticien.
Il y a le détachement du praticien.
Alors... alors, un espace s’installe. Libre, complètement ouvert. Cet espace, la Force de Vie du patient comme du praticien va l’investir. Le mouvement de la vie, sans frein, pourra s’exprimer et c’est là que nous avons accès à nos zones-frontières, le cadre s’assouplit, permettant le saut vers de nouveaux niveaux de conscience.
Et tout cela sans aucune limite de la part de la vie!
Oui, la moisson est abondante! Et toujours à disposition.


Décembre 2009

Mental? Vous avez dit Mental?


Il y a, depuis des mois, le besoin d’exprimer en mettant par écrit, des sensations, des impressions par rapport au mot MENTAL.
Que nomme-t-on exactement quand on prononce le mot MENTAL? Et QUI nomme?
Il y a souvent le sentiment que ce mot désigne un aspect de nous-mêmes essentiellement freinant, refusant, s’accrochant. L’ennemi en quelque sorte, s’aggripant à la linéarité de la causalité.
Oui,  notre fonction mentale nous plonge dans la dualité. Elle sépare, elle nomme , elle  trie, organise, sélectionne. Et c’est indispensable. Le nouveau-né ne survivrait pas si cette fonction ne s’installait pas. Il va être amené à trier, organiser la masse d’informations perçues. Il sera aidé par l’environnement familial, culturel, historique. La fonction mentale fonctionne comme un filtre à travers lequel s’établira une description du monde qui permettra la survie. Mais cette description est UNE parmi d’autres, donc relative, non définitive. Elle sera tout au long de la vie le reflet du niveau de conscience.

 Cette partie de moi-même  qui se sentait  concernée  était toute triste. Elle avait le sentiment de faire un travail précieux et se sentait en même temps mise en accusation. Elle a noté sa tristesse, l’a reconnue, l’a laissée être. Doucement la tristesse s’est dissoute pour laisser place à l’action.
Elle  était prête à faire sa propre enquête. Elle vient de me livrer son rapport. Permettez-moi de le partager avec vous.

Tout est vibration. Tout est communication, relation, mouvement.
Tu sais, m’a-t-elle glissé à l’oreille, c’est la phrase la plus importante mais lis quand même le reste.
Mon activité, a-t-elle continué, est issue du cerveau.
Le fonctionnement du cerveau est infiniment complexe. Des chercheurs ont établi des modèles srtucturaux afin de cerner au mieux cette complexité. McLean -du National Institute of Mental Health Bethesda, Maryland- propose le modèle suivant: quatre cerveaux correspondant à quatre types de traitement et d’organisation de l’information.

Le premier: le cerveau reptilien ou cerveau archaïque.
Il reflète le savoir et la mémoire ancestrale. Il s’occupe de la survie, défend le territoire. Il concerne les besoins fondamentaux. Une même stimulation produira toujours le même effet, ex: la fuite.
Habitudes, automatismes, routines, rituels, goût des cérémonies y trouvent leur source.
Il nous plonge dans la matière la plus profonde. Il nous enracine dans nos origines les plus lointaines.

Le second: le cerveau limbique ou cerveau émotionnel ou cerveau mammiférien.
Tout en jouant encore un rôle dans la survie de l’organisme et de l’espèce, il permet de s’échapper un peu du cerveau ancestral en contribuant à la structuration de notre identité; il est capable d’apprendre à partir d’expériences en les classant en agréables ou désagréables. C’est lui qui va ainsi figer, geler dans le temps des situations, c’est un filtre mémoire.
Le sens du groupe, le sens de l’autre, l’empathie, la notion de statut social, les croyances lui sont liés.

Le troisième: le néocortex.
Siège de la pensée abstraite. Par la fonction symbolique, le langage verbal, il va permettre de nommer, analyser, anticiper, prendre des décisions. Il va traduire en langage verbal toutes les informations captées par les deux premiers.

Le quatrième: les lobes frontaux.
Dernière poussée cérébrale dans l’histoire de l’évolution humaine, il continue de se développer après l’adolescence.
Grâce à eux, nous pouvons échapper à la routine, nous pouvons dépasser l’instinct et avoir accès consciemment à l’intuition, au nouveau, au mouvement, nous sommes capables de porter l’attention vers.

Ces quatre cerveaux travaillent de concert. Leurs vibrations s’étalent des plus lentes aux plus rapides.
Enracinés dans la matière par les deux premiers, ouverts vers l’inconnu par les lobes frontaux, avec un pont entre les deux, le néocortex, le traducteur, le passeur.

Quand tu pratiques le détachement vis-à-vis de tes propres faits et que tu notes le moindre frémissement émotionnel, tu vas vite reconnaître quel est le cerveau qui tire la couverture à lui. Tu te sens envahie? C’est le premier qui s’apprête à défendre le territoire. Tu évites un certain type de situation? C’est le second qui a figé dans le temps un souvenir. Tu analyses, réfléchis pour écrire cet article? Le néocortex est au travail. Tu entends un appel qui te pousses à te dégager de la routine des idées toutes faites? Les lobes frontaux s’activent.

 Un niveau de conscience crée une réalité spécifique. Que reflète un niveau de conscience? Le niveau de collaboration des quatre cerveaux. Un être dont le cerveau reptilien domine va avoir besoin de faire partie d’un clan, voudra des  rituels, des systèmes de croyance; un être où le néocortex domine vivra coupé de ses émotions et sera  très à l’aise dans le maniement de l’abstrait;  un être où les lobes frontaux dominent manquera d’enracinement et sera submergé par la nourriture cosmique.

Toute cette activité cérébrale, est-ce ce que vous appelez MENTAL? Si oui, alors, quand il y a déséquilibre entre l’activité des quatre, je suis résistance,  quand il y a équilibre,  il y a communication, résonance entre les quatre (un rituel par ex., peut mener aux expériences les plus subtiles) et quand il y a résonance, je suis mouvement .
Et comme je suis mouvement, il y a danse entre les émotions qui donnent la direction, le néocortex qui permet la formulation du “il y a “ et les lobes frontaux au service de la conscience, tout ouverts pour recevoir l’inconnu. L’inconnu qui se manifestera dans un nouveau niveau de conscience fruit de l’union entre l’aptitude à être conscient et l’aptitude à s’engager dans l’action et qui ne peut s’installer que si l’enracinement est suffisant.
La conscience s’exprime dans la multiplicité extrême de l’univers, dans la danse ininterrompue de formes.
Nous, les humains, avons la possibilité d’exprimer certains aspects de cette danse d’une façon qui nous est propre: nous avons à notre disposition le langage verbal, la création artistique, c’est-à-dire la fonction symbolique.
Danse: mouvement et rythme.
Formes: rythme et reflets.
Nous sommes le contenu et le contenant, nous sommes la conscience et la forme. La forme qui exprime, qui reflète une certaine expression de la conscience.
Nous avons la possibilité de percevoir une qualité de rythme basée sur le reflet. C’est ce que nous exprimons dans le principe de la correspondance. Si nous pouvons avoir l’intuition de l’Unité, c’est que nous la connaissons. Y a-t-il vraiment séparation entre  dualité et unité? La frontière, qui l’installe? Est-ce une frontière réelle ou illusoire?
Voilà, j’ai tout dit.

Troublée, silencieuse, JE suis restée rêveuse. JE?
Le principe d’incertitude de Heisenberg est venu me faire un clin d’oeil: on ne peut connaître à la fois la position et la vitesse d’une particule et toute mesure perturbe le phénomène étudié.
Comme j’avais un petit creux, je suis allée grignoter un morceau de fromage de chèvre puis j’ai arrosé mes plantes.
Mais, à part ça, c’est quoi pour vous le mental?

Janick Noverraz, Switzerland,2008
j.noverraz@freesurf.ch


Mars 2010

Voyage, ô ami hors de toi-même, dans ton propre coeur.
Rumi

Juillet 2010

La nature fait l'homme à partir de l'enfant et l'oeuf à partir de la poule, mais Dieu fait l'homme avant l'enfant et la poule avant l'oeuf.
Maître Eckhart

Janvier 2011

"La Joie annonce toujours que a Vie a gagné du terrain"
Bergson


Mars 2011

Nous sommes tous en vie et la Vie est Une. La Vie n'est ni mauvaise, ni bonne: Elle Est, un point c'est tout.
Dr Bernard Woestelandt